150 Imams En Europe, Dont 100 En France Pour Officier Les Prières

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Essentiellement issues de l'immigration connue par la France à partir des années 1960, les populations musulmanes sont aujourd'hui souvent de deuxième, de troisième voire de quatrième génération. Selon l'arrêté préfectoral de fermeture pris lundi, deux imams officiant dans le lieu de culte ont « explicitement légitimé le jihad armé » en 2016 et 2017 « en appelant les fidèles à prier pour les jihadistes du monde entier afin de détruire les ennemis de l'islam en France et dans le monde ». Les deux religieux ont aussi, « en 2012 et 2013, apporté leur soutien aux fidèles de la mosquée mis en cause dans le cadre du démantèlement de la cellule terroriste dite de Cannes-Torcy », détaille l'arrêté. Baubérot parle d'une religion civile républicaine, comme si cette dernière tombait du ciel, comme si la religion civile républicaine n'était pas vieille de presque 150 ans, comme si dès l'origine elle n'avait pas utilisé des métaphores et un vocabulaire issus du christianisme, comme si cette religion civile républicaine n'avait pas trouvé une place fondamentale dans l'attachement des Français à l'Etat. Néanmoins, la déclaration de l'ex-Premier ministre a fait bondir la présidente de la région Ile-de-France (Les Républicains) Valérie Pécresse : «Il y a un grand paradoxe dans le discours de Manuel Valls parce que quand j'étais ministre de l'Enseignement supérieur sous Nicolas Sarkozy, nous avions mis en place la rachid eljay formation des imams à l'université … pour justement que ces imams deviennent des imams de France qui soient pétris et imprégnés à la fois de nos réalités et de notre droit.» Or, explique la présidente de région, les socialistes auraient «bloqué» le gouvernement de droite sur la formation des imams en France. Outre le refus viscéral d'accepter le principe même de la légitimité d'un enseignement théologique subventionné, la principale réserve émise consistait dans la crainte de devoir localement envisager la reconnaissance publique élargie du culte musulman, c'est à dire à terme le financement public du culte musulman comme c'est le cas pour les cultes catholique, protestants et israélite dans les trois départements de l'Est (Haut Rhin, Bas Rhin, Moselle). Et le président a décidé de se donner du temps sur ce dossier sensible dans un pays marqué par la séparation des cultes et de l'Etat depuis 1905: après avoir laissé entendre qu'il poserait au premier semestre "les jalons de toute l'organisation" de la deuxième religion de France, forte de près de six millions de fidèles et quelque 2.500 lieux de culte, il ne devrait pas s'exprimer sur ce sujet avant l'automne.imam de la republique le figaro

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