
Mathieu Cherkit is a young French painter who just graduated from school. He was one of the few young artists selected to participate in the salon of Montrouge where the best young French artists are shown.
ARTKABINETT collectors in Paris are keeping a keen eye in this rising star in the contemporary painting scene.
Cherkit studied in germany and has been strongly influenced by the Leipzig school. From there Mathieu found the inspiration to create his particular atmosphere with a unique touch. Mathieu Cherkit (pictured below) paints interior and exterior scenes with mutiple touch of paintings.
Que peut bien aller chercher l’étudiant d’une école d’art française lorsqu’il décide d’aller se « frotter » à l’atelier de peinture d’une des plus prestigieuses académies allemandes ?
La Hochschule für Grafik und Buchkunst de Leipzig est restée, évidemment, une grande école d’art après la réunification : « Ce fut ici qu’eut lieu le renouvellement des discours et des pratiques artistiques, ce fut ici le lieu des débats autour des questions identitaires, ce fut ici que la jeune création trouva son premier et vrai public » .
La ville de Leipzig a toujours été, même à l’époque de la RDA un foyer artistique, aujourd’hui les artistes se nomment Neo Rauch, Matthias Weischer, David Schnell, Christoph Ruckhaberle, etc.
Mais ça a été également la ville d’où sont partis les premiers mouvements de révolte contre le régime communiste. Ceci pour dire que là-bas, on n’a peur ni de la peinture, ni des remises en question.
C’est la ville que Mathieu Cherkit a choisie pour avancer dans son parcours de peintre.
Les toiles sont, la plupart du temps, d’un format conséquent, mais si l’on apprend en Allemagne à ne pas avoir peur de la figure, on apprend aussi à ne pas être impressionné par la taille du châssis.
Les couches sont épaisses « comme si j’avais recouvert une peinture abstraite, une matière cachée par un décor qui déborde sur les côtés ».
Ce sont des scènes d’intérieur ou d’extérieur, les différents objets qui jalonnent les espaces me paraissent importants:
sur la table basse devant le canapé d’un salon type « provençal » , je vois un jouet qui n’est autre qu’un avion de guerre…Je vois aussi régulièrement des chaises, des fauteuils et puis comme des accessoires : deux escabeaux, un fusil de chasse, une figurine moyenâgeuse…
Les pans d’espace sont occupés par différents motifs qui vont de la tapisserie aux végétaux.
Un corps commence à apparaître, là un morceau de jambe pointe dans le bas, mais la figure humaine n’a pas encore vraiment sa place : « … mes futurs travaux porteront dessus, mais je ne veux pas étouffer la surface avec des figures trop présentes. »
C’est un univers où vont se croiser très librement toutes sorte de références : « Cela peut signifier que, par exemple, Balthus, Vermeer, Tintin et Milou, Donald Judd, Donald Duck, l’agit-prop et tout le fatras publicitaire à deux sous et en gros caractères se mêlent les uns aux autres dans un sillon du paysage de mon enfance pour y générer un conglomérat enchevêtré d’une étonnante plausibilité. ».
Alors il faut terminer, je pense, par cette toile étrange « Goal « , dans une « boîte de télé avec footballeurs « : Mathieu Cherkit aime à mêler ce qui ne devrait pas se rencontrer : le pop et l’expressionnisme, Mondrian et l’opium du peuple…
Exposition collective à la galerie Jean Brolly à Paris, à partir du 1er juillet. Vente aux enchères le 2 octobre à Montrouge...et dîplomé.



