Similar Rubens; Two Auctions; Two Very Different Prices

Posted: Monday, 10-01-2011
Author: 
artcollector

Rubens drawings are extremly rare, therefore the odds that two drawings would appear on the market at the time in Christie's and Sotheby's are almost impossible. Yet this is happening on January 26th Sotheby's and Christies will each offer a Rubens drawing for sale.

ARTKABINETT social network for fine art collectors always likes multiples. It should be fun to watch these two similar works auction off simultaneously.

The coincidence stops there, because when it comes to strategy, the least you can say is that this is quite a surprise. Sotheby's has given a high estimate of thIs Rubens jewel.

If you want to own it you'll have to pay between 500 000 and 800 000 US dollars. However, Christies offers you a bargain because the same will be proposed at 100 000 - 150 000 US.

Who is right ? Who is wrong ? An auction not to miss.

Synopsis en français

Cocorico! Un communiqué de Sotheby’s reflète la bonne nouvelle comme s’il s’agissait de l’Annonciation numéro deux. «Nous avons retrouvé un dessin de Rubens.» Daté d’avril 1616, il a été découvert dans une collection privée française.

L’œuvre se retrouvera en vedette dans la vente de dessins anciens que Sotheby’s tiendra le 26 janvier à New York.

Il fera partie des lots estimés le plus cher. Cette «Vénus allaitant des amours» devrait rapporter entre 500 000  et 800 000 dollars (auxquels il faudra ajouter environ 30% de frais).

Pour donner une comparaison, le «Judas rendant les trente deniers» de Rembrandt devrait rapporter entre 600 000 et 800 000 dollars, alors que le «Jupiter et Juon» de Perino del Vaga, un maniériste bien moins connu, se voit goulûment souhaiter entre 600 000 et 800 000 dollars.

Tout le même jour

Il suffit de feuilleter sur le Net le catalogue de Sotheby’s. Le lecteur découvre vite que tout, ou presque, se voit évalué au plus cher.

Les exceptions sont constituées de ce que les amateurs appellent «de vieux amis». Comprenez par là qu’il s’agit là d’œuvres n’ayant pas trouvé leur acheteur dans des ventes précédentes, le prix demandé semblant par trop élevé.

Coïncidence? Le 26 janvier toujours, Christie’s propose dans sa vente de New York, qui regroupe peintures et dessins anciens, une autre feuille de Rubens récemment découverte.

«Il est issu d’une collection prestigieuse, celle de Ludwig Burchard, un spécialiste de la peinture flamande», explique un expert de la multinationale.

«Deux autres Rubens et un Van Dyck ont du reste été retrouvés chez ses descendants et font partie de cette vacation en deux parties.»

Seulement voilà! Ce splendide «Ecorché», connu jusqu’ici par deux copies, ne se voit estimé que 100 000 ou 150 000 dollars.

Comment est-ce possible? «Nous essayons de rendre nos tarifs attrayants. Un tel prix nous semble susceptible d’attirer davantage de collectionneurs, et par conséquent d’aboutir à une encjère plus élevée.»

Il faut évidemment que le vendeur se prête au jeu.

«Que voulez-nous? Nos estimations ne font souvent que refléter leurs prétentions ou leurs besoins d’argent!»

ArtKabinett the website for art lovers